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Accueil > Campagnes > Légalisation des plantes thérapeutiques et thérapies alternatives

Une institution au service de l’obscurantisme

Réponse à l’Académie de Médecine relayée par le Point

Un récent article de lepoint.fr vient renforcer l’actualité du cannabis thérapeutique.

Cette fois, c’est un verdict de l’Académie de Médecine qui est livré aux lecteurs, par la reprise presque in-extenso d’un communiqué en date du 23 février 2010, adopté à l’unanimité moins deux abstentions par les académiciens voulant répondre aux articles du n°988 du Courrier International d’Octobre 2009.
Il y était question de la tendance actuelle à l’assouplissement des lois prohibitionnistes aux USA, principalement pour ce qui concerne l’usage thérapeutique du cannabis.

Il aura fallu cinq mois pour que ces valeureux "sages" sortent une petite page, pas plus, pour "compléter les réserves émises à ce propos en 1998 et en 2006" et renouveler "une mise en garde contre l’utilisation du cannabis en tant que médicament".

Une lecture attentive de ce communiqué permet de retrouver les argumentaires officiels, déjà utilisés par la MILDT avec le succès que l’on sait : "troubles de la mémoire, de l’éveil, de l’attention, le développement au long cours de troubles anxieux, de dépression ou encore une aggravation de la schizophrénie. Par ailleurs, le cannabis accroît les risques d’accidents. Enfin, il induit une dépression de l’immunité, la survenue de cancers broncho-pulmonaires et de la sphère ORL, d’infarctus du myocarde, d’artérites et de pancréatites". [1]

Bien sûr, la colère ou le désespoir sont légitimes devant tant de contre-vérités énoncées avec autant de sérieux. Bien que cela puisse également faire sourire tellement c’est éloigné de la réalité scientifiquement reconnue.

Comment peut-on encore se réfugier sérieusement derrière des poncifs totalement récusés par la moindre petite utilisation régulière ?

Faut-il se cotiser pour leur faire parvenir l’étude/guide de Franjo Grotenhermen, médecin lui-même, sur le cannabis en médecine ? Celle-ci étant la plus récente, car il y en a bien d’autres...

L’utilisation médicinale des cannabinoïdes remonte à l’antiquité. Ses propriétés antalgiques, moins contraignantes que celles de la morphine, sont parfaitement reconnues. Ses propriétés curatives pour certaines pathologies sont en phase d’acceptation.

Bien évidemment, comme dans tous les domaines d’applications médicales, les posologies ainsi que les modes d’absorption sont à déterminer afin de correspondre aux causes et aux symptômes. Bien évidemment aussi, il peut y avoir certaines contre-indications, dont le nombre reste très limité. Par contre, les effets secondaires sont pratiquement inexistants lorsque les substances sont administrées convenablement.

Ainsi, tant qu’elle refusera aussi systématiquement, au nom du respect d’une législation absolument inappropriée, d’envisager sereinement les possibilités offertes par cette plante considérée comme médicinale jusqu’en 1954, tant qu’elle préfèrera, par obscurantisme malgré tout, en dépit des deux abstentions, de privilégier un vertueux conformisme totalement inadapté, cette vénérable institution qu’est l’Académie de Médecine ne fera que confirmer l’obsolescence de son rôle.

Et bien plus grave, en voulant combattre l’usage pragmatique du cannabis thérapeutique, elle contribue à exclure socialement tout ceux qui n’ont trouvé que cette solution pour soulager dignement leurs douleurs.

Se pose alors une question importante : est-ce bien déontologique ? Ou doit-on accepter que cette notion se dissolve dans la retraite de ces bonnes âmes ?

Actions pharmacologiques des cannabinoïdes
Version anglaise

Agissons maintenant : développons le réseau Secours Vert destiné aux personnes souffrant de pathologies lourdes que peut atténuer ou soulager le cannabis ; signons la pétition en faveur du cannabis thérapeutique ; soutenons les malades dans leur démarche de soin plutôt que les persécuter pour leur remède, comme a l’air de se complaire à le faire l’Académie de médecine...

Pour enfin sortir de cette hypocrisie, soutenez le collectif Cannabis Sans Frontières (alternative écologique) - Mouvement pour les Libertés.


[1On se demande pourquoi la journaliste évite de mentionner que le cannabis "potentialise les effets de l’alcool", selon cette auguste académie sous l’influence du Professeur Constentin. Peut-être sait-elle que le cannabis et l’alcool ne font pas bon ménage, mais que le cannabis est utile pour le sevrage de nombreux alcooliques ? Peut-être sait-elle également que l’alcool causerait entre 25000 et 60 000 décès par an, tandis que le cannabis tue moins que l’aspirine...

1 COMMENTAIRE

  1. Joman

    l’académie a trouvé des soutiens, en plus du point.fr qui relaie son communiqué sans un brin de critique... :
    http://www.destinationsante.com/Cannabis-dans-le-cadre-des-soins-gare-aux-allegations.html
    http://www.bonjour-docteur.com/actualite-sante-le-cannabis-therapeutique-herbe-medicinale--250.asp?1=1&IdBloc=Tout
    enfin quand je dis soutien, c’est une offensive calculée on dirait... De quoi ont-ils peur ?

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