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Reportage sur un campus de la baie de San Francisco, des cours de "cannabusiness"

Le quotidien français Le Monde publie deux pages.

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2010/06/03/faut-il-legaliser-le-cannabis_1367200_3208.html

Décodage

Faut-il légaliser le cannabis ?

LE MONDE | 03.06.10 | 13h40 * Mis à jour le 03.06.10 | 13h45

La crise financière a de curieux effets secondaires. Au bord de la faillite avec 19 milliards de dollars de déficit, une administration paralysée et des services publics laminés, la Californie pourrait trouver dans le cannabis une solution pour soulager les caisses de l’Etat. Fin mars, les autorités locales ont annoncé la tenue, en novembre, d’un référendum sur une proposition de loi visant à "légaliser, taxer et réguler la marijuana".

La mesure permettrait, selon ses initiateurs, non seulement de rapporter près de 1,4 milliard de dollars par an, mais aussi de soulager les forces de police et de décongestionner les établissements pénitentiaires. Autant dire une révolution. Aucun autre Etat américain et aucun pays au monde n’a légalisé ni taxé la vente de cannabis, les conventions de l’ONU imposant sa prohibition.

Arnold Schwarzenegger se dit ouvert à "un débat robuste".

Contrairement à 1972, quand la Californie avait massivement rejeté une initiative visant à légaliser la marijuana, défendue alors comme étant "inoffensive" et favorisant la "tolérance sociale", la campagne de 2010 s’attaque aux aspects financiers. Et cela marche. D’après un récent sondage, près de 56 % des électeurs californiens voteraient en faveur de la loi. Toutefois, les nombreux opposants n’ont pas encore jeté leurs armes dans la bataille. Arnold Schwarzenegger, le gouverneur républicain de Californie, est personnellement opposé à la légalisation, mais se dit ouvert à "un débat robuste" sur la question. Une façon d’admettre que l’idée a progressivement fait son chemin.

On est loin de la "guerre à la drogue" proclamée par Richard Nixon en 1969, un mois avant le festival de Woodstock. Loin des déclarations d’intention de la communauté internationale qui, en juin 1998, réunie dans l’enceinte des Nations unies, se donna dix ans pour éradiquer la culture des drogues illicites et réduire leur consommation. A l’époque, l’ONU avait même trouvé un slogan : "Un monde sans drogue est possible." La bataille a eu lieu, mais elle a échoué, et sur tous les fronts.

La drogue la plus prisée au monde. Jamais la consommation de drogues n’a été aussi importante. Jamais elle ne s’est autant répandue et diversifiée. L’exemple de la marijuana est à ce titre exemplaire et pas seulement en Californie. Drogue la plus prisée au monde, elle est consommée par plus de 170 millions d’individus (4 % de la population mondiale adulte), soit 10 % de plus que durant les années 1990, d’après l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC). Le cannabis était, il y a un demi-siècle, une drogue quasiment inconnue, à l’exception de certaines poches comme l’Inde ou la Jamaïque, ou de quelques cercles "avant-gardistes" dans les pays riches.

Tous les pays ont banni la production et l’usage du cannabis, à tout le moins depuis la Convention unique sur les stupéfiants de 1961. Mais aucun n’est parvenu à réduire la consommation de ses habitants avec des lois prohibitionnistes. Pire, celles-ci se sont révélées onéreuses, discriminatoires - particulièrement envers les jeunes et les minorités ethniques - et même prétextes à des atteintes aux libertés dans de nombreux pays. C’est le constat sans appel établi, cette année, par un groupe d’experts internationaux réuni par la Beckley Foundation, un groupe de réflexion britannique.

Une aubaine pour les organisations criminelles.

Auteurs d’un rapport éloquent, comparant les usages et les politiques d’une vingtaine de pays, ils avancent qu’il n’y a pas de lien entre la consommation et la prévalence du cannabis avec la politique - répressive ou libérale - mise en place par les gouvernants. "On observe même une très légère baisse de la consommation en affinant les résultats dans les pays les plus permissifs, comme les Pays-Bas", insiste Amanda Feilding, directrice de la fondation. Selon elle, les données récoltées plaident en faveur d’une approche "moins punitive" dans cette guerre "dont il est impossible de sortir vainqueur".

En 2006, près de 750 000 personnes ont ainsi été arrêtées aux Etats-Unis pour possession de marijuana. Un taux qui, rapporté à la population totale (environ 300 millions d’habitants), est comparable à celui d’autres pays comme la Suisse ou l’Australie. Toutefois, seule une infime partie de ces arrestations a occasionné des peines d’emprisonnement. "Devant l’absence de preuves indiquant que ces arrestations entraînent une baisse de la consommation du cannabis, il est difficile de voir une quelconque justification dans ces chiffres démesurés", note le rapport.

Depuis quelques années, de nombreuses voix s’élèvent pour pointer les positions de plus en plus difficiles, sinon intenables, des gouvernements. Un des meilleurs exemples est l’ouvrage du juge californien à la retraite, James P. Gray, paru en 2001 et intitulé Why Our Drug Laws Have Failed ("Pourquoi nos lois sur les drogues ont échoué", non traduit).

L’argumentation développée par ce juriste vise à montrer comment la prohibition est devenue "une poule aux oeufs d’or" pour les organisations criminelles, un point de vue partagé par un nombre croissant de personnes. Selon un sondage Gallup, 44 % des Américains sont en faveur d’une légalisation du cannabis. Ils n’étaient que 23 % en 1983.

Un phénomène culturel. En 2009, le Mexique et l’Argentine ont décidé de ne plus pénaliser les petits consommateurs. Au Brésil, la prison n’est plus obligatoire pour les consommateurs, même si la possession de drogue est toujours considérée comme un crime. Aux Etats-Unis, une quinzaine d’Etats étudient des projets de loi ou des référendums similaires à celui qui sera soumis au vote cet automne en Californie. Une dizaine d’autres planchent également sur des textes visant à décriminaliser ou à réduire les peines infligées aux consommateurs de cannabis.

Pointant du doigt ce phénomène culturel, le magazine économique Fortune avait d’ailleurs estimé, dans un article très remarqué, publié en septembre 2009, que "la question pertinente n’était plus de savoir s’il fallait légaliser ou non, mais plutôt jusqu’à quel point la marijuana ne l’était pas déjà - au moins en tant qu’option locale".

Alors ? Il semble que l’idée d’une légalisation "contrôlée", comme le préconise la Beckley Foundation, couplée à l’argument financier, gagne du terrain en ces temps difficiles. D’après Jeffrey A. Miron, économiste à l’université Harvard, l’impact d’une telle mesure rapporterait plus de 25 milliards de dollars annuels au budget fédéral des Etats-Unis. De quoi faire réfléchir.

Nicolas Bourcier
Article paru dans l’édition du 04.06.10

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Reportage sur un campus de la baie de San Francisco, des cours de "cannabusiness"

Oakland, Californie Envoyé spécial

On s’attendait à des étudiants hilares, à moitié affalés sur leur pupitre et les yeux piqués de rouge. On est cueilli à froid par le sérieux des cours et l’atmosphère quasi monacale des lieux. Au mur, une diapositive renvoie l’image de luxuriantes feuilles de cannabis devant cette salle de classe bondée d’une cinquantaine d’élèves, entre 20 et 60 ans, étonnant mélange de cadres moyens, de jeunes hippies et d’ouvriers agricoles tannés au soleil californien, tous prêts à suivre la leçon du jour, sobrement intitulée "cannabusiness". Dans la pièce d’à côté, des plants de marijuana sont alignés sous d’intenses lumières artificielles. Une pancarte prévient : "Ne pas toucher sans l’autorisation d’un professeur."

Bienvenue à l’université d’Oaksterdam, contraction allégorique d’Amsterdam et d’Oakland, la cité banlieue située sur la baie de San Francisco où siège ce campus, pionnier en son genre. Près de 7 000 étudiants ont déjà assisté aux formations de cet établissement ouvert en 2007. Trois autres centres - deux en Californie et un dans le Michigan - ont, depuis, été créés suivant la même devise d’"un enseignement de qualité pour l’industrie du cannabis".

Fer de lance du mouvement pour la légalisation, Oaksterdam est devenue la "Mecque" d’une légion de militants possédant un solide corpus théorique mis au service du chanvre et de ses dérivés. "Jamais nous n’avons été aussi près d’une loi permettant de légaliser le cannabis, veut croire Dale Sky Clare, une des responsables des lieux. C’est une chance unique pour réguler et clarifier les usages de cette plante incroyable."

Chargée de cours (droit et science du cannabis) et proche de Richard Lee, président de l’institution et professeur (horticulture), elle dit être consciente que la marijuana médicale a été l’argument qui a bouleversé la donne : "Non seulement elle a changé l’image de la drogue, mais elle a aussi fourni à ses défenseurs une occasion d’élaborer un modèle économique."

Elle se souvient des premiers cours donnés, ici même, sous l’oeil des caméras vidéo. "On filmait tout pour apporter la preuve de notre sérieux." Et ajoute : "Imaginez notre responsabilité : on enseignait à des gens qui allaient soit finir en prison, soit prendre part au succès de cette économie florissante."

Steve DeAngelo a suivi la deuxième voie. Agé de 52 ans, cet activiste pro-marijuana et businessman averti a ouvert, en 2006, le premier dispensaire médical de marijuana d’Oakland, le Harborside Health Center. Un bâtiment gardé en permanence par 22 caméras et deux vigiles, qui contrôlent le flot ininterrompu de patients, soit quelque 600 individus par jour. Des gens de tous âges, munis d’un certificat médical leur recommandant l’usage du cannabis, obtenu de médecins de la ville contre 200 dollars la consultation, et valable un an pour toutes "les maladies susceptibles d’être soulagées par la marijuana", comme le stipule laconiquement la loi californienne.

A l’intérieur de ce dispensaire, une salle immense décorée avec soin. Une petite pièce adjacente est consacrée à la médiation. Une autre à la relaxation. Derrière la dizaine de comptoirs et de caisses enregistreuses, de jeunes vendeurs renseignent les patients, sagement alignés dans la file d’attente. Au choix, une cinquantaine de variétés de marijuana et de haschich exposées derrière les vitrines : la Lemon Kush, l’Apollo 11 ou encore la Dream Queen. Du miel au cannabis aussi, des pilules et des sprays pour non-fumeurs. "Nous avons voulu montrer que la marijuana pouvait être distribuée de façon organisée, responsable et sécurisée", explique M. DeAngelo.

Chaque nouveau patient est inscrit dans la base de données du centre, qui compte 42 000 membres. A charge pour l’entrant de faire pousser, chez lui, de la marijuana qu’il réintroduira dans le circuit, après un contrôle qualitatif. Oakland autorise la culture de 72 plants de cannabis médical "à usage personnel", contre une dizaine en moyenne dans les comtés de Californie. "Nous avons réussi à mettre en place un système collectif qui permet d’échapper au marché illégal de vente de cannabis", souligne M. DeAngelo.

A l’été 2009, Oakland a créé une taxe de 1,8 % sur les ventes de cannabis dans les dispensaires. Les électeurs se sont prononcés à 80 % en faveur de l’imposition du cannabis utilisé à des fins médicales. L’argument visant à combler le déficit de 83 millions de dollars de la ville en élaborant un nouveau modèle économique a visiblement séduit.

Aujourd’hui, la ville compte quatre dispensaires. Une situation sans commune mesure avec Los Angeles, où près de 900 lieux de vente de cannabis, plus ou moins regardants sur les ordonnances présentées par les patients, ont ouvert leurs portes ces dernières années. "Là-bas, les autorités ont laissé faire, regrette M. DeAngelo. C’est une faillite terrible, qui peut être dommageable pour tout le mouvement." Face aux critiques, le conseil municipal de Los Angeles a adopté, cet hiver, un décret visant à limiter le nombre de dispensaires à 70, à terme.

Nicolas Bourcier (Article paru dans l’édition du 04.06.10)

Sondage

Personnellement, êtes-vous favorable à la légalisation de la vente du cannabis, opposé ou indifférent ?

Favorable 46.9 %
Opposé 38.5 %
Indifférent 12.5 %
Sans opinion 2.1 %
Nombre de votants 8035

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Entretien - Michel Kokoreff, sociologue, professeur à l’université Nancy-II

"Aux Etats-Unis, un important débat s’est organisé autour de la légalisation. En France, c’est inimaginable"

- A l’étranger, des débats s’organisent sur le cadre légal de l’usage de drogues. Pourquoi cette question n’émerge-t-elle pas dans le débat français ?

Parce que nous sommes dominés par une vision morale de "la" drogue. Certes les politiques à l’échelle européenne sont disparates. Mais beaucoup de nos voisins considèrent l’usage comme une infraction qui ne doit plus être sanctionnée par la prison.

C’est, par exemple, le cas en Espagne, en Italie, au Portugal, en République tchèque pour tous les stupéfiants, en Belgique, en Irlande et au Luxembourg pour le cannabis, où la loi prévoit des avertissements, des amendes. Aux Etats-Unis, un important débat s’est organisé autour de la légalisation de la marijuana, début 2009, quand l’Etat de Californie - où le cannabis thérapeutique est autorisé depuis 1996 - était au bord de la faillite. Les partisans de la légalisation dans cet Etat avancent que la légalisation permettrait de rapporter un milliard de dollars de taxe par an. En France, ce débat est inimaginable. Pourtant, il faut s’interroger : pourquoi une telle demande de drogues, licites ou illicites, dans nos sociétés ? Les politiques de répression sont-elles efficaces ? Quel est leur bilan coût-avantage ?

Un exemple : le coût global d’un usager interpellé représenterait plus de 3 000 euros pour la collectivité. Comme il y a eu 800 000 interpellations entre 2002 et 2009, on estime un coût minimum entre 2,7 et 6,2 milliards d’euros. Pour quel effet ? Nous devrions pouvoir en débattre collectivement.

- Des voix se sont élevées ces derniers mois - le maire de Sevran, Stéphane Gatignon (Europe Ecologie) ou Daniel Vaillant, l’ancien ministre socialiste de l’intérieur - pour parler de dépénalisation de la consommation de cannabis. Est-ce un début ?

Si le débat semble impossible, on entrevoit effectivement des frémissements. Ces prises de position restent isolées. Pour l’heure, le discours de la prohibition est celui qui permet d’avoir l’assise électorale la plus large. Personne ne veut prendre le risque de subir un procès en irresponsabilité sur ce sujet. C’est vrai à droite comme pour l’instant à gauche, excepté peut-être chez les Verts. En même temps, l’explosion des arrestations est allée de pair avec celle des consommations et la prospérité des trafiquants. Ce paradoxe mérite débat afin d’adapter l’action publique aux réalités.

- Selon vous, la dépénalisation du cannabis est inéluctable ?

Oui. Je sais que cette position est difficilement audible par une majorité de citoyens qui pensent qu’elle favoriserait la consommation. Mais cette idée est en partie inexacte. Il n’y a pas de lien mécanique entre la sévérité d’une législation et la prévalence de la consommation, comme on le constate aux Etats-Unis ou en France. La prohibition n’a pas empêché l’essor des drogues - on le voit avec l’explosion du cannabis ou de la cocaïne.
Dépénaliser et assumer une politique publique de gestion des drogues permettrait de réorienter l’action publique vers la réduction des risques, et la prévention des abus. Cela redonnerait sens et légitimité au discours des politiques publiques. Il nous faut tourner le dos au mythe d’une société sans drogues.

Michel Kokoreff est auteur de "La drogue est-elle un problème ?" (Payot, 304 p., 9 euros).

Propos recueillis par Luc Bronner et Cécile Prieur (Article paru dans l’édition du 04.06.10)


Découvrez les réactions des abonnés du Monde.fr à la lecture de cette information.

- Talion
04.06.10 | 13h46

Bien sûr qu’il faut légaliser, et informer. C’est la meilleure des voies possibles. Le reste n’est que prise de position idéologique stérile ou fantasme de peur ou d’abomination. Ceux qui fument aujourd’hui connaissent déjà très bien les risques et ne jonchent pas les rues telles des épaves. Si on se base sur les estimations des autres pays, la pire des choses qui puissent arriver c’est une baisse de la consommation de cannabis. Est-ce inacceptable pour les tenants de l’interdiction ?

- Raphaël C.
04.06.10 | 13h33

Le cannabis est une drogue incroyable qui a la capacité de faire délirer ceux qui n’en consomment pas.En dépit de la prohibition,plus de 2 millions de Français en consomment régulièrement,et cette consommation n’est préoccupante que pour une petite minorité.Voit-on déjà d’innombrables épaves traîner dans les rues ?A-t-on jamais recensé une seule OD au cannabis ? NON. Halte aux propos de comptoir,sur le site du "Monde",des partisans de la prohibition,shootés aux préjugés et aux fantasmes débiles !

- Ajax
04.06.10 | 12h42

Oui, bien sûr. Il faur dépénaliser, et informer et prévenir. Comme pour l’alcool autrefois, au passage produit beaucoup plus toxique et addictif, la prohibition n’a que des effets négatifs et ne résout rien. Mais nous sommes gouvernés par des démagogues, sourds aux avis médicaux et parfois inféodés au lobby de l’alcool.

- Albatus
04.06.10 | 10h23

2/2 Je ne nie pas qu’il existe des problèmes ; favorise les troubles psychotiques chez les personnes prédisposées, impact sur la mémoire pour les gros consommateurs, etc. Mais le fait est qu’en interdisant nous n’avons QUE les désavantages, alors qu’une légalisation permettrait des produits de meilleure qualité, de désengorger la police et les tribunaux, des rentrées fiscales, etc. De tout façon ceux qui en veulent en ont à profusion, légaliser n’amènerait quasi aucun nouveau consommateur.

- Albatus
04.06.10 | 10h16

1/2 Les réactions comme celle de "Gus" sont assez symptomatiques d’un manque crasse de connaissance du sujet. 1) Il est impossible de faire une overdose de cannabis ; 2) 95% des consommateurs de cannabis ne toucheront jamais aux drogues "dures" ; 3) L’écrasante majorité des consommateurs sont parfaitement intégrés socialement, travaillent, ont une famille, etc. 4) L’un des principaux problèmes de santé lié au cannabis vient du fait que les produits du marché noir sont coupés (verre pilé, pneu).

- flyv
04.06.10 | 10h06

Mauvaise provo, gus !

- nostian
04.06.10 | 09h46

L’interdiction du cannabis, c’est des millions d’euros qui s’évanouissent au ministère des douanes, en logistique (hélicoptères, avions, bateaux...). C’est des jeunes qu’on stigmatise pour un type de consommation qui est plutôt moins dangereux pour la santé publique que l’alcool. C’est un traffic qui ne rapporte rien à l’Etat, mais qui engraisse les maffia, et qui leur permet de constituer des fonds pour investir dans des traffics de plus grande ampleur (prostitution, armes). LEGALISEZ !

- Gus
03.06.10 | 23h36

C’est ça, légalisez ! Et vous ferez quoi avec toutes les épaves qui traineront toute la journée dans les rues complètement stones ? Sans parler des overdoses. Quel partisan de la légalisation est prêt à assumer les milliers de morts ainsi provoquées ?

- Jean Claude Gabilan
03.06.10 | 22h57

Enfin le dossier attendu... excellent. Mais il faudrait (il faudra...) simultanément libéraliser l’accès à la drogue et proner auprès des jeunes une abstention responsable, une "clean attitude", difficile ! mais qui pourrait être comprise et adoptée par une minorité exemplaire.

- danelle M
03.06.10 | 22h52

C’est tout ce qui manque ! Le cannabis tout comme l’alcool est nocif à forte dose, tout comme le tabagisme d’ailleurs. Fumer des joints peut perturber une scolarité, provoquer des troubles mentaux (eh oui) sur des personnalités fragiles...

- Mark
03.06.10 | 20h50

Enfin un sursaut de bon sens. Avec le cannabis, on peut revitaliser le réseau des buralistes, récupérer pour le service public des centaines de millions de taxes qui allaient jusqu’ici dans la poche des malfrats, et cesser cette absurdité, d’une incommensurable hypocrisie, qu’il était toléré de consommer et illégal de commercer !

- thierry moreau
03.06.10 | 16h40

A quoi sert encore d’interdire un produit que chacun peut se procurer malgré tout sans difficultés, qui est moins nocif que l’alcool et entretient une véritable mafia dans ce pays, au lieu d’apporter des recettes à un état en faillite, tout en lui permettant de conserver un certain contrôle dessus ?

- Zitoune
03.06.10 | 14h09

Oui parce qu’en raison du nombre de consommateurs,c’est irréversible. Oui parce que ça suprimerait tous les petits traffics. Oui parce que le commissaire de mon quartier m’a dit que ça libèrerait des centaines,voire des milliers d’heures de planques de ses subordonnés pour pas grand chose, alors qu’il a un manque terrible d’effectif pour des délits bcp plus graves.Ainsi que les tribunaux. Le plus dur, ça va être de mettre une procédure intelligente : si Schwarzy y arrive,Sarko y parviendra...

Voir en ligne : Quand la Californie légalisera...

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