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L’addiction a sa définition

WASHINGTON (AP) --- L’addiction est bel et bien une maladie chronique du
cerveau, selon une nouvelle définition de la Société américaine de
médecine de l’addiction (American Society for Addiction Medicine),
destinée à aider proches et soignants à mieux comprendre les enjeux de
son traitement.

Cela est vrai qu’il s’agisse d’alcool, de drogue, d’addiction au jeu ou
de troubles du comportement alimentaire, précisent les auteurs de cette
nouvelle formulation. Et comme pour les autres maladies chroniques,
troubles cardiaques ou diabète, le traitement de l’addiction est une
affaire de longue haleine.

Cette nouvelle définition a été saluée par les professionnels. Ainsi,
estime le Dr Nora Volkow, directrice du National Institute On Drug Abuse
(NIDA), elle pourrait inciter plus de médecins généralistes à dépister
les signes de dépendance chez leurs patients.

Selon NIDA, 23 millions d’Américains auraient besoin d’être traités pour
une addiction, mais seuls deux millions le seraient.

L’addiction est généralement décrite par ses symptômes comportementaux :
la phase d’excitation, le manque, et les choses que les gens font pour
obtenir la première et éviter le second.

La nouvelle définition ne contredit pas les recommandations standard
fondées sur ces symptômes, mais vient spécifier que "le problème
comportemental est le résultat d’un dysfonctionnement cérébral",
explique le Dr Nora Volkow.

Selon elle, la rechute n’est qu’une complication normale d’une maladie
chronique, ce que médecins et proches doivent prendre en compte.

"Vous avez des membres de la famille qui disent : ’tu as été en cure de
désintoxication, comment peux-tu te droguer à nouveau ?’ La pathologie
cérébrale persiste des années après que vous ayez arrêté de consommer
une drogue".

Que se passe-t-il dans le cerveau ? Il s’agit d’interactions complexes
entre les réseaux émotionnel, cognitif et comportemental. La génétique y
joue également un rôle, tout comme l’âge. Le cortex frontal aide à
mettre un frein aux comportements malsains, explique Nora Volkow. C’est
là que la région du cerveau qui commande la raison se connecte au centre
des émotions, et c’est la dernière région du cerveau a arriver à maturation.

C’est une des raisons pour laquelle il est plus difficile pour un
adolescent d’échapper à la pression d’un groupe expérimentant la
consommation de drogue.

Et même si une personne n’est pas biologiquement vulnérable, elle peut
se mettre à boire de l’alcool ou se droguer pour faire face à un
environnement douloureux ou stressant, ajoute Nora Volkow.

Quelle que soit la raison, le système de récompense du cerveau peut être
modifié par une substance chimique, la dopamine, dès lors que cette
substance le conditionne à aller rechercher le plaisir au travers de
cigarettes, d’alcool ou de drogue.

Quand quelqu’un est vraiment dépendant, ce système, détourné, le
contraint à retourner à sa consommation, même s’il n’en tire plus aucun
plaisir, le cerveau étant accoutumé.

Si "décrocher" d’une addiction doit également être une affaire de choix
et de décision de la part du patient, comprendre certaines des réactions
cérébrales à l’origine de l’addiction pourrait "effacer un peu la honte
et la stigmatisation" entourant ces questions, ajoute le Dr Michael
Miller, de la société américaine de médecine de l’addiction.

Alors que les neurosciences étudient surtout l’addiction aux drogues ou
à l’alcool, la Société observe qu’il est aussi possible d’être dépendant
du jeu, du sexe et de la nourriture, bien qu’il n’existe pas de données
fiables à leur sujet.

En attendant, Nora Volkow souligne que des recherches intéressantes sont
en cours pour que ces connaissances en neurosciences puissent déboucher
sur la mise au point de meilleurs traitements contre l’addiction,
notamment pour prévenir les rechutes.

Quant au docteur Miller, un des axes de recherche prioritaires pour lui
serait de comprendre pourquoi certains drogués guérissent plus vite et
plus facilement que d’autres. AP

fs/se/v/nc

Voir en ligne : L’article original sur le site du Nouvel Obs

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