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Un pneumologue prône la dépénalisation du cannabis

TEMOIGNAGES - Le pneumologue et tabacologue Bertrand Dautzenberg s’est prononcé jeudi en faveur d’une dépénalisation encadrée du cannabis, alors que la France est l’un des pays d’Europe où les jeunes en consomment le plus. Un meilleur encadrement réclamé par les consommateurs à l’image des lycéens rencontrés par RMC.

Légaliser le cannabis fera-t-il baisser la consommation de stupéfiants ? Le débat est relancé ce jeudi par le pneumologue et tabacologue Bertrand Dautzenberg. Selon lui, l’interdiction en France est un échec. Il propose donc de faire en sorte que la drogue soit consommée de la manière la moins dangereuse possible. Il suggère notamment de supprimer le tabac dans les joints en le remplaçant par des feuilles de cannabis ou des plantes à fumer ou encore d’autoriser les inhalateurs de cannabis, comme il en existe aux Pays-Bas.

"On est obligé de croire les dealers"

Un meilleur encadrement réclamé aussi par les consommateurs, à l’image des lycéens rencontrés par RMC. Parmi eux, Rémi et Nicolas, 20 ans à peine, fument plusieurs joints par jour. Une drogue dont ils ne savent souvent pas grand-chose. "On n’a pas d’informations sur ce que l’on achète. Par exemple, quand on se rend dans un four (point de vente fixe utilisé par les dealers, ndlr), la plupart du temps les dealers peuvent nous dire ce qu’ils veulent, on est obligé de les croire", explique Rémi.

"Cela peut être mélangé à du pneu, à n’importe quoi. Du coup, on le sent dans la gorge, cela monte plus vite à la tête et on sent que c’est beaucoup plus nocif pour le corps", ajoute son ami Nicolas. Alors lorsqu’on évoque avec lui un cannabis autorisé, réglementé, Julien, un autre consommateur, assure n’y voir que des avantages.
"L’interdiction est un échec"

"Je suis allé une fois aux Pays-Bas et j’ai remarqué que dans les coffee shops les vendeurs nous donnent toutes les informations sur la beuh que nous achetons, souligne-t-il. Ça serait bien qu’en France, on fasse de même comme ça les fumeurs pourraient vraiment savoir les effets négatifs pour le corps". C’est aussi l’avis du docteur William Lowenstein, président de SOS Addictions. "L’interdiction, la prohibition sont un échec aussi bien sanitaire que sécuritaire", estime-t-il.

"Il faut donc trouver une autre voie, celle de la réglementation, certifie-t-il. Il faut une légalisation réglementée pour essayer de réduire les consommations. Cela veut dire tout un programme sanitaire d’informations, de prévention, de repérage précoce, de consultations pour les jeunes consommateurs. Il faut en faire une priorité nationale mais réglementée". Une légalisation sous contrôle donc avec interdiction de vente aux mineurs et plus de moyens dans les politiques de prévention.

Voir en ligne : Pour lire l’article original sur le site de RMC-BFM

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