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Mouv’Nation : Cannabis, une hypocrisie française.

Faut-il légaliser le cannabis ? Question taboue en France alors qu’environ 1,5 million de personnes fument régulièrement. Dans la classe politique, rares sont ceux qui préconisent une réglementation malgré le manque de prise en charge sanitaire ou la hausse du banditisme lié au trafic. Mouv’ Nation fait le bilan.

MOUV’ NATION : Épisode 22 / Cannabis : une hypocrisie française

L’Espagne, le Portugal, la Suisse, le Canada, le Pérou, la Colombie et plusieurs états américains ont franchi ces dernières années le pas de la dépénalisation voire de la légalisation du cannabis. En France, il n’y a toujours aucun débat sur le sujet. Pourtant selon le dernier rapport de l’OFDT, l’observatoire français des drogues et toxicomanies, la consommation notamment d’herbe de cannabis ne cesse d’augmenter dans notre pays. Afin de mieux lutter contre les trafics et endiguer les multiples réglements de compte meurtriers, certains maires de grandes villes de banlieues se sont déclarés favorables à une réglementation. C’est le cas du député-maire UDI de Drancy Jean-Christophe Lagarde ou de celui de Sevran, Stéphane Gatignon. L’ancien ministre de l’intérieur, ex premier flic de France, le socialiste Daniel Vaillant est également favorable à une légalisation contrôlée. Fin janvier enfin, c’est le célèbre pneumologue Bertrand Dautzenberg qui a relancé le sujet en se prononcant pour une dépénalisation du cannabis.

Pour évoquer le sujet, Mouv’ Nation a rencontré des militants de l’association "Cannabis sans frontières" et des jeunes qui ont décidé de cultiver eux-mêmes leur herbe. Nous nous sommes également rendus à Trappes afin d’interroger les habitants. En mai dernier, c’est dans cette ville des Yvelines que Moussa, une jeune garçon de 14 ans, est mort victime d’une balle perdue après un réglement de compte entre trafiquants.

"La repression, c’est 850 millions d’euros. En terme de prévention, y’a rien" - Farid

Pour évoquer le sujet de la légalisation, nous avons donné rendez-vous aux militants de l’association "cannabis sans frontières" dans une librairie parisienne. Sur place, Sébastien Béguerie, 31 ans. Ce chef d’entreprise, a créé une société spécialisée dans l’analyse du cannabis.

Ce jour-là, pour une "meilleure prévention des risques", il analyse deux formes de produits, une tête d’herbe issue des cités et une autre cultivée par un partisan de l’auto-production.

Résultat : le cannabis acheté dans la rue est beaucoup plus puissant et fortement dosé en THC pour une ivresse "très intense" et potentiellement nocive. Le produit cultivé localement lui est "moins dosé". Avec cette démonstration, Sébastien Béguerie met en exergue le manque de prise en charge sanitaire par les pouvoirs publics de la consommation de cannnabis.

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Voir en ligne : Pour réécouter l’émission Mouv’Nation

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